Retrouvez ci-dessous des extraits des créations de la compagnie Noutique entre 2012 et 2022, diffusés lors de nos 10 ans en janvier 2023 au Théâtre Municipal de Béthune :
2012 : (Antigone)
2015 : Noir sur Noir
2016 : Princesse Carnage
2016 : Le Grand Barto
2017 : Installation Daydream
2019 : Daydream
2020 : Les Imposteurs (1ère version)
2022 : Où sont les moutons ?
Montage : Nicolas Fabas
DAYDREAM - 2019
Création décembre 2018 (Droit de Cité).
Spectacle théâtral, photographique et sonore, techniquement autonome.
Comme eux, Pauline a entre 25 et 30 ans. Comme eux, elle est une jeune adulte plongée dans un monde du travail en mutation et où tout s’accélère et se polarise.
Comme eux, elle est pleine de questions, de doutes, de peurs et d’espoirs.
Eux, ce sont tous les « vrais jeunes » des Hauts-de-France rencontrés par la compagnie Noutique pendant 2 ans, et qui se racontent à travers leur rapport au travail. CDI, hiérarchie, précarité, stabilité, famille, entreprenariat, chômage, valeurs, mobilité… : le travail cristallise nos parcours, détermine nos choix.
Au cœur d’un dispositif immersif circulaire, mêlant les portraits photographiques et sonores de ses pairs, Pauline avance, converse, se reflète dans leurs parcours pour se forger des valeurs et des caps à suivre, au fil de ses victoires et des obstacles.
Son parcours initiatique porte la voix d’une génération qui réinvente ses codes. Il pourrait être le vôtre : et vous, quelle place donnez-vous au travail dans votre vie ?
Production :
Compagnie Noutique
Coproduction :
Droit de Cité
Ville de Mazingarbe
Ville de Liévin
Avec le soutien de :
Espace culturel de la Ferme Dupuich, Espace culturel d’Isbergues, L’Envol – Arras, Université d’Artois, Ville de Béthune, Département du Pas-de-Calais, CABBALR, CALL, Région Hauts-de-France, Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, Fondation Syndex, France Travail Béthune.
Idée Originale
Conception
Nicolas Fabas
Textes, enregistrements,
mixage
Nicolas Fabas
Pauline Schwartz
Jeu
Pauline Schwartz
Nicolas Fabas
(en alternance avec
Thomas Debaene)
Travail photographique
Marie-Clémence David
Dispositif scénique
Emilie Braun
Quentin Tailly
Dispositif sonore
Xavier Buda
Lumière
François Clion
Antoine Guérin
Musique
Benoît Capelle
Régie plateau
Antoine Kempa
LEONTINE - 2020
Petite forme tout terrain.
Si Léon s’appelle Léon c’est rapport à sa grand-mère, Léontine.
Le jour où elle est partie, elle lui a confié sa valise à souvenirs, celle dans laquelle elle a enfermé les bribes de son passé. C’était l’héritage qu’elle léguait à Léon et ses petites sœurs, Louise et Nina.
C’est en fouillant dans le grenier de leurs parents que ces dernières retrouvent cette fameuse valise, mais aussi celle de Léon … c’est alors que reviennent les souvenirs, ceux qu’on croyait oubliés , ceux qui nous ont fait grandir, ceux qui nous ont amusés …
LEONtine, ce sont plusieurs destins qui se croisent, qui échangent, s’entremêlent, portés avant tout par le destin d’un garçon, Léon, marqué par celui de sa grand-mère, Léontine. Armées de leurs étranges valises, Louise et Nina évoquent des souvenirs qu’on ne veut pas oublier, parlent d’héritage culturel, de filiation, d’amour et de transmission.
Ecriture & Interprétation
Pauline Schwartz
Mélanie Despres
Regard extérieur
Nicolas Fabas
Création visuelle
Pauline Schwartz
Création musicale
Mélanie Despres
Production :
Compagnie Noutique
(toute autre compagnie diffusant le spectacle en s’en réclamant productrice ou sans autorisation préalable de la Compagnie Noutique s’expose à des poursuites en justice)
NOIR SUR NOIR - 2014
Création 2014.
Spectacle théâtral, musical et cinématographique.
A partir de 15 ans.
Durée : 50 minutes
« Comment, au milieu du chaos, ne pas sombrer ?
Au milieu de toute cette chair qui meurt ou abandonne, IL veut la beauté.
C’est ce qui le sauvera.
IL veut nourrir un rêve sublime et le porter plus haut que toute l’horreur du monde.
Et dans la bulle imaginaire qu’IL s’est construite, il y a LOU ».
Création le 26 juillet 2014 dans le cadre du projet Ligne de front (Artois Comm) à Cambrin (62)
Production : Compagnie Noutique
Coproduction : Artois Comm, Office intercommunal de tourisme Béthune / Bruay, ville de Béthune, Musée d’éthnologie régionale de Béthune. En partenariat avec Lobster Films.
Idée originale,
conception & scénographie :
Nicolas Fabas
Clément Bailleul
Autour de textes de Guillaume Apollinaire
Ecriture et mise en scène :
Nicolas Fabas
Direction musicale :
Clément Bailleul
Travail vidéo :
Thomas Leroy
En partenariat avec Lobster Films
Composition musicale et interprétation :
Clément Bailleul (jeu, chant)
Lucie Deleplanque (chant, claviers)
Joël Serra (jeu, chant, guitare)
Régie générale :
Julien Nonnon
PRINCESSE CARNAGE - 2015
Création 2015.
Conte décalé dès 6 ans.
Il était une fois, il y a bien bien bien longtemps, un royaume bien bien bien lointain.
On ne vous parle pas de la Chine ou de l’Afrique, non ! Il s’agissait d’un immense royaume bien bien bien perdu dans le temps et dans l’espace. C’était un lieu merveilleux où chacun jouait son rôle comme il faut, où tout se passait comme il faut que les choses se passent. Et à la fin, les princesses épousaient les princes. Ensemble, ils avaient des milliers d’enfants.
Mais il était une autre princesse, qui attendait elle aussi son prince, au fond de la plus petite grotte, tout en haut de la plus haute montagne, au bout de la région la plus lointaine lointaine lointaine. Il était donc une princesse qui, elle, n’avait encore jamais vu de prince arriver. Tous les jours, elle se faufilait jusqu’à l’entrée de sa grotte pour guetter, mais elle ne voyait jamais personne arriver. Et pour tout dire, on avait même pas vu de prince vraiment motivé pour aller la sauver. Les princes, même si on leur avait donné 50 euros pour aller la délivrer, ils n’y seraient pas allés.
Même 100 euros.
Même 1000 euros.
Même 1000 euros et un écran plat.
Même 1000 euros, un écran plat et des vacances aux Caraïbes, même en leur donnant tout ça, ils ne seraient pas venus la délivrer.
Comme c’était triste.
Comme c’était horrible pour cette pauvre princesse.
Seule.
Abandonnée.
Pitoyable, en fait.
Oh la la la pauv’fille…
Ecriture et mise en scène :
Nicolas Fabas
Regard extérieur :
Clément Bailleul
Interprétation :
Suzanne Gellée
Nicolas Fabas
Voix off :
Marjorie Tricot
Costumes :
Gilliane Hérisson
Habillage :
Caroline Febvin
Dimitri Petit
Scénographie :
Frédérique Bertrand
Régie générale et création lumières :
Julien Nonnon
Production : Gilliane Création Prod
En coréalisation avec la Compagnie Noutique
LE GRAND DEPISTAGE - 2013
ou comment détecter parmi le peuple vulgaire les prémisses de la pyromanie monomaniaque ?
Création 2013.
Spectacle-canular pensé pour les établissements scolaires
Extrait :
Cerilla : Chaque élève sera individuellement convoqué par Monsieur Néron pour un interrogatoire de 45 minutes, au cours duquel il sera soumis à une série de questions pour définir son profil psychologique.
Oscar Néron : Pour déceler si parmi les élèves du collège, se trouve un (ou plusieurs !) potentiel monomaniaque pyromane !
Cerilla : C’est-à-dire des futurs incendiaires.
Oscar Néron : Messieurs et mesdames les enseignants, vous serez également contraints de vous rendre à cette consultation, car sachez que ce sont les notaires, les pompiers et les PROFESSEURS qui sont les premiers touchés par cette immonde chose qu’est la pyromanie ! Monsieur Cerilla, pouvez-vous transmettre à ces enfants et à leurs professeurs le mode opératoire de mes interrogatoires ?
Cerilla : Tout à fait. C’est là toute l’originalité de l’étude. Grâce à sa formation d’excellence à la Paranoramal & International Creusewell University of New York City, ainsi qu’à un travail psychologique intense, Monsieur Néron arrive à lire dans les pensées, manipuler les énergies, et déceler la vérité dans l’esprit de l’élève interrogé. Et ça, à tous les coups ! C’est un génie ! Un véritable magicien !
Ecriture
Mise en scène
Nicolas Fabas
Interprétation
Joël Serra
Thierry Kun
Régie générale
Julien Nonnon
Spectacle créé en mai 2013 au collège Desrousseaux à Armentières (59), avec la complicité de Bruno Duhayon, principal, et de l’équipe administrative de l’établissement.
(ANTIGONE) - 2012
Recréation 2012, d’après la version étudiante de 2009.
A partir de 10 ans – 1h10
Comme chaque soir, le Coryphée a pour objectif de présenter la grande et belle tragédie d’Antigone. A l’image du Chœur antique, il est central, à la différence qu’en metteur en scène, il tire les ficelles de l’intrigue. Il manipule les personnages, tels des taureaux qu’il irait dompter dans l’arène, dans le but de recréer l’histoire originale.
Pour ce faire, le Coryphée s’entoure de deux personnages utilitaires, entre régie et dramaturgie : ses sentinelles, sortes de braves intérimaires arrivés là par hasard, en décalage total avec l’art théâtral, avec leurs costumes de supermarché.
Ajouté à l’absence physique du personnage d’Antigone (nuage tragico-tragique dont les rares apparitions sont uniquement vocales), ce handicap préfigure le fiasco que deviendra progressivement cette représentation théâtrale.
Les personnages mythiques glissent entre les doigts enserrés du Coryphée, qui malgré ses multiples ruses et efforts pour rattraper le fil de la tragédie, se noie dans d’irréversibles erreurs : celles que provoque l’intime assurance d’être un génie.
Très rapidement en conflit avec ses disciples d’un jour et les personnages de la représentation qu’il tente de mener à bien, le Coryphée voit sa pièce se déliter, dramaturgiquement, esthétiquement, physiquement. Les sentinelles se révoltent, le monde illusoire de la famille des Labdacides s’effondre. Victime de l’apocalyptique virage que prend l’intrigue, aux prises avec des personnages déboussolés et vandalisé par ses ex-disciples, le Coryphée s’écroule, vaincu, et le théâtre avec lui.
Le tout sous les rires du public. C’est fou, non ?
Écriture & mise en scène :
Nicolas Fabas
Interprétation
Clément Bailleul
Marion Darroman
Romain Dubout
Thomas Debaene
Léo Hardt
Joël Serra
Fabienne Winne
et la participation vocale d’Emily Schepers-Bouillon et Maddy Valerio
Régie générale
Création lumières :
Julien Nonnon
Création sonore :
Philippe Jallet & Selecta Kaffi
Costumes : Gilliane Herisson,
assistée de Victoria Dedourges & Anaïs Ledoux
Photographies :
Marie-Clémence David
Remerciements :
Arnaud Boulesteix, Juliette Lemille, Maxime Peloso, Georges Slowick, Solène Wozniak-Queffelec, Elodie Grasset, Sandro Morillon, Juan Conchillo
Soutiens :
Centre des Musiques Actuelles de Valenciennes, Théâtre d’Arras, Service Vie Culturelle et Associative de l’Université d’Artois.
